Semi d’Armor 2011
Bonjour,
Après le court, place au moyen avec mon gros objectif de ce début de saison : descendre mon chrono sur semi-marathon.
Comme je vous l’avais annoncé en novembre dernier, j’avais programmé un semi en début de saison et plus particulièrement le semi-marathon de Saint Gilles le samedi 5 mars.
Mes contraintes familiales m’ont obligé à modifier mes plans et à me reporter sur le 1er Semi d’Armor, à Trégueux (22) le WE suivant, soit le dimanche 13 mars.
De fait, la planification de ma saison s’en est retrouvée décalée avec une semaine de moins pour récupérer entre cette course et le début de ma préparation marathon. L’avenir dira si cela aura été préjudiciable ou pas.
Les deux points positifs sont l’horaire (9h15 au lieu de 15h30 à St Gilles) et le parcours (2 boucles identiques de 10.5 km ; à St Gilles, le parcours est plus tortueux).
Objectif et training
L’année passée, lors de ma préparation marathon, j’ai pu constater lors des séances de travail au train, que j’étais sur une allure de 4′58″-4′53″/km. Je me suis donc logiquement fixé un 1h45′ comme objectif même si en ce début de saison, je sentais que cela allait être difficile.
Pendant tout le mois de février, j’ai continué le travail de VMA courte à travers des séances de 30″-30″, 45″-30″ et 1′-1′ ainsi qu’un peu de VMA longue avec du 1′30″-1′ et 2′-1′.
Selon la forme, je programmais une séance de récupération de 45′-1 heure à70% de la FCM le lendemain.
A cela s’est rajouté une séance hebdomadaire à l’allure-objectif semi, soit 5′-4′58″/km avec un volume de travail croissant jusqu’à 1h répartie sur plusieurs fractions (3 x 15′, 4 x 12′, 4 x 15′ et 3 x 20′). Couplé avec l’échauffement, les récupérations et le retour au calme, ces sorties sont montées jusqu’à 1h45′ pour 19 km.
La sortie longue traditionnelle clôturait mes semaines bien remplies.
La semaine précédent mon objectif a plafonné à 72.5 km répartis sur 7h18′.
La course
Au niveau runnings, j’avais le choix entre mes Adidas Supernova Glide 2 ou mes Zoot Ultra TT 3.0.
J’avais utilisé les Zoot lors de mes derniers 10 km (Betton et Saint Armel). Elles ont l’avantage d’être plus légères et d’avoir un bien meilleur dynamisme.
Leur inconvénient est leur peu d’amorti avec le risque de douleurs aux pieds en fin de course. De plus, elle modifie ma foulée avec une pose plus prononcée sur l’avant-pied et donc des contraintes plus importantes sur les tendons d’Achille et les mollets.
J’ai toujours en tête le souvenir de ma blessure au soléaire gauche qui m’avait mis au repos forcé pendant 6 semaines, mais face à l’objectif chronométrique j’ai fini par décider de partir avec ces dernières.
Donc dimanche matin, j’ai pris la direction de Trégueux (à côté de Saint-Brieuc) avec mon équipe de supporter qui aurait bien voulu faire une grasse mat’ !!!
Première bonne impression en arrivant : le départ étant donné en pleine zone commerciale, ce ne sont pas les places de parking qui manquent, ça fait déjà un soucis en moins.
Après le classique retrait des dossards (personnalisé avec le prénom sous le numéro), je termine de m’équiper, ingurgite un gel antioxydant OVERSTIM’s et je prends la direction l’échauffement pour 10′-15′ de trottinage. Cela a été l’occasion de rencontrer Thierry Dehais alias “Titi” et Maud : une grande gentillesse et disponibilité, merci Titi et au plaisir de se recroiser.

Profil du parcours (2 x 10.5 km)
Ensuite direction, la ligne de départ où il me faut me frayer un chemin pour passer derrière les premiers rangs compacts. Certains ont sans doute peur qu’on leur pique leur place, on se croirait à l’école dans la file d’attente pour aller à la cantine… Derrière, je retrouve une autre ambiance, bien plus sympathique.
Les meneurs d’allure se placent à leur tour dans la masse. je suis parfaitement placé puisque le “1h50′” et “1h40′” sont juste à côté de moi.
Le coup de pistolet est donné et la meute s’élance. Comme toujours les premiers mètres se font au ralenti avant de pouvoir me caler à mon allure : 12-12.1 km/h (soit 5′00-4′58″/km).
Après 400 mètres, je suis toujours à côté du meneur “1h50′”, je regarde mon Polar, j’ai l’impression qu’il va trop vite mais je décide d’accélérer un peu pour me rapprocher du “1h40′” avant de reprendre mon allure.
Mon Polar bippe le kil 1 : 4′53″. Je suis dans les clous même un peu rapide, je décide de baisser un peu l’allure.
La marque de l’organisation est quelques mètres plus loin, je ne fais pas attention.
Au kil 2, mon Polar me donne un 4′57″/km pour 9′50″ de course. Cette fois-ci, je “tope” au marquage : 9′58″, soit un retard de 2″ sur mon temps. “Bizarre”
, me dis-je mais je ne m’inquiète pas et décide de faire le point au 5ième kilomètres.
Les 5-6 premiers kilomètres du parcours enchainent plats et faux plats montant avec un petit coup-de-pied-au-cul dans le 4ième qui m’inquiète un peu pour la deuxième boucle.
Au niveau des sensations, je suis plutôt bien, le cardio est plus bas qu’à l’entrainement, par contre je ressens une gêne au niveau de l’estomac : le morceau de gatosport que j’ai mangé au petit déjeuner n’est pas digéré, je l’ai sans doute pris trop tard mais le gel est passé.
Petite parenthèse : Au fur et à mesure, j’ai le sentiment que le marquage de l’organisation est imprécis. Par exemple, mon Polar me donne 4′58″ pour les kils 4 et 5 (belle régularité !!), alors que le marquage me donne 4′53″ et 5′07″. D’autres concurrents équipés de GPS me confirment qu’il y a un problème et des kils 7 à 9, cela va être pire (9′20″, 2′11″ et 2′29″ !!!)…
Ce n’est pas très grave, je suis sûr qu’ils rectifieront cela l’année prochaine.
Donc, au kil 5 marqué par l’orga., mon, chrono m’indique 24′59″ (24′33″ au Polar). Si ce marquage est bon, je suis en retard de 11″.
Je n’hésite pas et j’accélère pour refaire mon retard rapidement, surtout que les 4 derniers kilos du circuit sont en faux plats descendant (une petite monté dans le 9ième quand même) : 4′47″ (6), 4′40″ (7), 4′39″ (8), 4′45″ (9) et 4′39″ (10).
Au marquage du kilomètre 10, mon chrono indique 48′37″, soit un deuxième 5 kil en 23′38″ à 4′44″/km de moyenne. Cette fois-ci, je suis dans les clous avec presque 1′ d’avance (objectif à 49′35″).
Claquage de main des enfants avant de repartir pour le 2ième tour
Au ravitaillement, je décide de ne rien prendre. Les affaires ne s’arrange pas au niveau de l’estomac et je crains qu’un gel ou de l’eau m’handicape. Ce qui m’inquiète à ce moment là, c’est de le payer au 15ième kilo. C’est très risqué même si l’organisme à théoriquement les réserves nécessaires.
Sandra Levenez, la marraine de la course, est déjà passée depuis longtemps et a aussi fait l’impasse du ravitaillement, mais son effort va durer moins longtemps que le mien… (1h35′17″)
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Estelle Le Harzic et Sandra Levenez (dossard 1), marraine de l’épreuve
Avec le changement de profil, je descends le rythme, cela devient dur : 4′38″ (11), 4′50″ (12) et 4′46″ (13).
Dans le 14 et 15, les cuissots commencent à montrer des signes de fatigue, particulièrement au niveau de la petite bosse repérée au premier tour, je dois relâcher un peu et accepter de perdre un peu de temps : 4′58″ (14) et 4′56″ (15).
Le marquage du kil 15 me donne un chrono de 1h12′43″ (24′06″ au les 5 derniers kils), soit 1′40″ d’avance sur l’objectif (1h14′23″). A ce moment là, je sais que je finirai sous les 1h45′, maintenant il me faut me rapprocher le plus possible des 1h40″.
Encore 1 kilomètre difficile à grimper (4′53″ le 16) et ensuite la pente s’inverse.
Je relance mais ça devient difficile car la fatigue commence à se faire ressentir, c’est là qu’un petit gel m’aurait sans doute redonner un peu de fraicheur : 4′44″ (17), 4′43″ (18), 4′44″ (19).
Pour les deux derniers kilos, j’envoie tout ce qu’il reste : 4′38″ (20) et 4′32″ (21). Le 5 kil allant du 16 au 21 est terminé en 23′24″.
L’arrivée se fait en montant, les cuissots sont en feu, les mollets douloureux : Sur la ligne, mon chrono indique 1h41′29″ pour un temps officiel de 1h41′34″.
Au final, c’est une très GROSSE satisfaction et le contrat est largement rempli.
Maintenant, il me faut récupérer car, comme je le craignais, mes mollets me font souffrir. Le petit footing de ce mercredi n’a pas arrangé les choses, donc au repos au moins jusqu’à demain samedi.
A partir de la semaine prochaine, j’attaque la préparation du Marathon de La baie du Mont Saint Michel, l’objectif le plus important de cette saison avec le sub-4 heures en point de mire.
@ suivre.










